Option 2: Aller à l’étranger et se traiter soi-même

Se traiter soi-même par phagothérapie à l’étranger reviendra sûrement beaucoup moins cher que de passer par des organisations intermédiaires.

En Russie les bactériophagiques sont fabriqués par Microgen et sont en vente libre en pharmacie. Il conviendra juste de bien vérifier avant de partir, sur le site internet de Microgen ou plutôt sur bacteriofag.ru, quels sont les bactériophages que l’on souhaite acheter.

Il semblerait qu’en Géorgie il faille d’abord consulter un médecin pour avoir une ordonnance.

Le problème qui peut se poser est que la pharmacie peut avoir besoin de les commander à son grossiste. Il faudra alors attendre un à trois jours en général pour les obtenir. Il sera donc préférable d’aller en pharmacie dès l’arrivée plutôt que d’attendre le dernier jour. En disant « Bacteriofag » au pharmacien et en lui écrivant sur un papier les noms des bactéries à combattre en caractères latins (ie en français), le pharmacien vous apportera les cocktails correspondants. Ou simplement lui présenter une copie d’écran de la page internet du médicament sur bacteriofag.ru.

Les noms latins des bactéries figurent sur l’emballage donc il est facile de vérifier qu’il n’y a pas d’erreur sans connaître un mot de russe. On peut avoir intérêt à acheter tous les cocktails de phages qui correspondent aux bactéries ciblées sachant que ce n’est pas parce qu’ils attaquent la même bactérie que deux cocktails bactériophagiques de noms différents contiennent les mêmes bactériophages.

Les cocktails de Microgen sont conditionnés sous forme liquide, soit en un flacon de 100 ml soit en 4 flacons de 20ml. Les flacons sont stériles. Ils contiennent des bouillons de culture stériles et il va sans dire qu’il faut en prélever le contenu de manière stérile, les reboucher sans faute d’asepsie et les conserver au frigo sous peine de s’y voir développer des bactéries. La posologie est indiquée sur le site de Bacteriofag.ru.

A raison de deux flacons de 20 ml par jour, pour une dizaine de jours de traitement, soit 5 boîtes de 4 X 20ml à environ 13€ la boîte, le coût revient à environ 65€. La quantité à utiliser dépend du site de l’infection, de si le produit est utilisé localement ou bien bu, ou bien les deux.

Le médicament peut être très efficace à faible dose: l’auteur de ces lignes s’est débarrassé d’un Enteroccoccus Faecalis logé dans les voies urinaires et qui avait traversé plusieurs traitements au ciflox. Il a suffi de seulement un jour et demi de traitement au Pyobacteriophage pour éradiquer le germe, à raison de 10ml matin et soir per os et 10ml matin et soir par injection par sonde dans la vessie, avec contrôle de l’éradication du germe par antibiogramme effectué un jour et demi après le début du traitement.

Par contre ce traitement prolongé une seule semaine (avec seulement 1 boîte) n’a pas suffi à éradiquer un Pseudomonas Aeruginosa lui aussi présent dans les urines, mais a quand même divisé par 10 sa concentration d’après l’ECBU.

Il convient d’ajouter ici que, selon les notices des fabricants, un traitement bactériophagique normal pour un germe urinaire résistant aurait plutôt été de 4 flacons de 20ml (donc une boîte) par jour sur 20 jours, à raison de 20ml bus matin et soir et d’un lavage de vessie de 20ml matin et soir, soit 20 boîtes de médicament, au lieu d’une seule boîte étalée sur une semaine.

La loi française vous autorise à rapporter avec vous dans vos bagages tous médicaments pour votre usage personnel. Une ordonnance n’est pas nécessaire si le produit est en vente libre en pharmacie à l’étranger. La seule obligation est que la durée de traitement n’excède pas trois mois:


« Les particuliers ne peuvent importer un médicament qu’en quantité compatible avec un usage thérapeutique personnel pendant une durée de traitement n’excédant pas trois mois aux conditions normales d’emploi ou pendant la durée de traitement prévue par l’ordonnance prescrivant le médicament.
Aucune autorisation d’importation de médicament sur le territoire français n’est nécessaire pour un particulier qui transporte personnellement un médicament. »
(source ANSM).

Bien que cela ne soit pas légalement nécessaire, on ne peut que recommander de consulter un médecin en France ou à l’étranger.

Si vous êtes allé vous traiter vous-même à l’étranger, laissez-nous votre témoignage ci-dessous en commentaire.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *